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Le 11 août 2026, un cabinet de courtage ne pourra plus décrocher son téléphone et appeler un particulier sans avoir obtenu, au préalable, son accord explicite. Ce n’est pas une simple nuance à glisser dans une note de conformité : c’est un pilier entier de la prospection en assurance qui se renverse.
La loi du 30 juin 2025 sur la lutte contre les fraudes aux aides publiques modifie l’article L. 223-1 du code de la consommation : elle inverse complètement la règle de base du démarchage téléphonique. Autrement dit : avant, un professionnel pouvait appeler un particulier tant que celui-ci n’était pas inscrit sur la liste d’opposition (Bloctel). À partir du 11 août 2026, il ne pourra plus appeler un particulier sauf si ce dernier a donné son accord explicite au préalable, quel que soit le secteur d’activité.
Bloctel disparaît à cette même date. La liste d’opposition n’a plus lieu d’être puisque l’absence de consentement devient la règle par défaut.
Bon à savoir
Le consentement exigé par la loi doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable à tout moment. Il doit résulter d’un acte positif clair, distinct de l’acceptation des conditions générales d’un contrat. C’est au professionnel d’apporter la preuve que ce consentement a bien été recueilli, pas au consommateur de prouver qu’il ne l’a pas donné.
Une exception subsiste. Pour les contrats en cours : un cabinet peut toujours appeler un assuré déjà client pour un motif lié à ce contrat (avenant, sinistre, renouvellement).
La confusion revient souvent dans les échanges avec les courtiers : cette réforme vise la prospection des consommateurs, c’est-à-dire des particuliers agissant en dehors de leur activité professionnelle.
La prospection B2B reste soumise au régime actuel de l’opt-out, fondé sur l’intérêt légitime du professionnel à démarcher une cible correspondant à son activité. Un agent général qui prospecte des artisans ou des TPE pour de la RC Pro ou une assurance multirisque professionnelle n’est pas concerné par le basculement du 11 août.
C’est bien la vente de contrats d’assurance à des particuliers (auto, habitation, santé, prévoyance, emprunteur) qui bascule dans le nouveau régime.
Attention
Le non-respect du nouveau régime de consentement expose à une amende administrative pouvant atteindre 375 000 € pour une personne morale et 75 000 € pour une personne physique, en application de l'article L. 242-16 du code de la consommation. En cas de récidive, ce plafond monte à 500 000 €. Le contrat conclu à la suite d’un démarchage non conforme peut par ailleurs être considéré comme nul, ce qui expose le cabinet à un risque commercial direct, au-delà de l’amende elle-même.
À cela s’ajoute un rappel utile pour les cabinets qui combinent téléphone et relances par email ou SMS : l’article L. 34-5 du code des postes et des communications électroniques encadre déjà la prospection directe par voie électronique et impose, sauf exceptions, le consentement préalable du destinataire. Le détail de la réforme est consultable sur la fiche officielle de Service-Public.fr consacrée au démarchage téléphonique.
On peut considérer cette réforme comme une nouvelle contrainte. Mais on peut aussi la comprendre pour ce qu’elle est vraiment : la fin progressive des appels sortants, qui étaient jusqu’ici le moyen le plus rapide d’obtenir un rendez-vous commercial. Un cabinet d’assurance qui générait un quart, un tiers, voire plus, de ses rendez-vous grâce à des campagnes d’appels sortants va devoir trouver d’autres façons de remplir son agenda.
C'est précisément sur cette transition que Green Opinion accompagne les courtiers et agents généraux, en structurant la collecte d'avis contrôlés et la visibilité locale pour transformer la recherche entrante en rendez-vous, quelle que soit la branche concernée : assurance emprunteur, RC Pro, mutuelle santé ou multirisque.
Nous l’avons vu sur le terrain chez un courtier généraliste installé en zone périurbaine : deux téléopérateurs à temps plein, environ 40 rendez-vous qualifiés obtenus par mois grâce à des campagnes d’appels sur fichiers achetés. Ce dispositif s’arrête net au 11 août. Sur le papier, c’est presque la moitié de son activité commerciale qui perd son mécanisme d’alimentation du jour au lendemain.
Dans ce contexte, un cabinet d’assurance doit désormais faire en sorte que les prospects viennent à lui, au lieu d’aller les chercher par téléphone. Notre guide sur comment obtenir des leads assurance sur internet présente tous les leviers digitaux possibles (SEO, publicité, recommandation, etc.). Ici, on se concentre sur une idée précise : réorienter le budget consacré au téléphone vers des actions qui font venir les prospects (marketing entrant).
Quand la prospection sortante se réduit, la recherche entrante prend tout de suite plus de poids. Un particulier qui cherche un courtier ou une mutuelle santé près de chez lui tape aujourd’hui une requête locale sur Google, consulte le pack local (les trois fiches avec avis et étoiles qui s’affichent sous la carte), et compare en quelques secondes la note et le nombre d’avis des cabinets proposés. Une fiche Google Business Profile bien renseignée, régulièrement mise à jour, avec de nombreux avis récents et des réponses aux commentaires, attire de plus en plus de prospects qui cherchent simplement un interlocuteur local.
Un client satisfait qui recommande son courtier à un proche produit un lead qui arrive déjà convaincu, sans coût d’acquisition direct. C’est un levier traditionnel, ancien, mais très qualifié. Cependant, il est rarement structuré : peu de cabinets ont un vrai protocole de sollicitation du parrainage au bon moment (juste après un sinistre bien géré, par exemple), et encore moins un moyen de mesurer ce que ce canal leur rapporte réellement.
Au-delà du pack local, les avis nourrissent aussi la confiance au moment de la décision. Un prospect qui a trouvé un cabinet par un autre canal (bouche-à-oreille, annuaire, site web) vérifie presque systématiquement sa réputation avant de prendre contact. Un volume d’avis récents et une note cohérente pèsent directement sur ce dernier arbitrage.
Exemple
Un agent général en assurance auto et habitation, confronté à l’arrêt de ses campagnes d’appels sortants début 2026 en anticipation de la loi, a redirigé une partie du budget alloué aux téléopérateurs vers la sollicitation systématique d’avis après chaque signature de contrat. En 4 mois, sa fiche Google est passée d’une quinzaine d’avis à plus de soixante, avec un effet mesurable sur les appels entrants générés par la recherche locale. Le volume total de rendez-vous n’a pas retrouvé son niveau d’avant, mais le coût par rendez-vous obtenu a nettement baissé.
Concrètement, un cabinet qui dépend encore du démarchage téléphonique a intérêt à avancer sur plusieurs fronts en parallèle plutôt que d’attendre l’échéance :
Auditer sa dépendance réelle au canal sortant : quelle part du chiffre d’affaires ou des rendez-vous provient aujourd’hui d’appels non sollicités vers des particuliers.
Vérifier et compléter sa fiche Google Business Profile : catégorie, horaires, coordonnées, photos, description à jour.
Mettre en place une collecte d’avis systématique après chaque contrat signé ou sinistre bien géré, plutôt que de compter sur les avis spontanés.
Structurer un protocole de parrainage explicite, avec une sollicitation à un moment précis du parcours client.
Basculer les budgets libérés par l’arrêt du téléphone vers ces leviers entrants plutôt que vers un nouveau prestataire de leads achetés. Notre guide sur la recommandation et les meilleurs leads assurance détaille comment structurer ce levier concrètement.
Green Opinion accompagne les courtiers et agents généraux d’assurance dans la gestion structurée de leurs avis clients et le renforcement de leur réputation locale en ligne, exactement sur les leviers que cette réforme rend urgents.
Collecte au bon moment (golden moment) : la sollicitation d’avis est déclenchée juste après un service rendu (signature, sinistre bien géré, conseil apprécié), jamais après un appel de cotisation, pour maximiser le taux de retour et la qualité des avis obtenus.
Garantie contractuelle de position : Green Opinion garantit la 1ère position Google sur la requête « avis + nom du cabinet » à 60 jours, avec remboursement si l’objectif n’est pas atteint (garantie conditionnée à une activité minimale de sollicitation via la plateforme).
Cross-sell automatique et non intrusif : après le dépôt d’un avis, une suggestion discrète sur un produit complémentaire (mutuelle santé, prévoyance, emprunteur) permet de valoriser le portefeuille existant sans démarchage supplémentaire.
Médiation privée et conformité : les litiges détectés dans un avis négatif sont orientés vers une messagerie sécurisée avec des clients identifiés, plutôt que de s’exposer en public. C’est un argument déontologique concret dans un secteur où le secret professionnel pèse lourd.
Widget avis intégrable sur son propre site, en complément de la fiche Google, pour ne pas dépendre d’un canal unique.
| Google Business Profile seul | Avec Green Opinion | |
| Collecte d'avis | Dépend des avis spontanés, souvent rares et négatifs surreprésentés | Sollicitation systématique au golden moment, volume et récence maîtrisés |
| Position sur "avis + cabinet" | Non garantie | Garantie contractuelle à 60 jours, remboursée si non atteinte |
| Gestion des litiges | Réponse publique uniquement | Messagerie privée sécurisée, conforme au secret professionnel |
| Cross-sell | Aucun | Suggestion automatique post-avis sur produits complémentaires |
| Dépendance à un seul canal | Totale | Widget avis propre au site, données exploitables ailleurs que sur Google |
Quand le canal sortant se ferme, la visibilité entrante devient un actif qu'il faut construire plutôt qu'un supplément qu'on pouvait remettre à plus tard.
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À partir de quelle date le démarchage téléphonique en assurance sera-t-il interdit sans consentement préalable ? À partir du 11 août 2026, date d'entrée en vigueur de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025. Le principe s'inverse : aucun appel commercial vers un particulier ne sera licite sans son consentement préalable, libre, spécifique, éclairé et révocable. Bloctel disparaît à cette même date. Le démarchage téléphonique en B2B est-il concerné par cette réforme ? Non. La réforme vise uniquement la prospection des consommateurs, c'est-à-dire des particuliers agissant en dehors de leur activité professionnelle. La prospection B2B reste soumise au régime actuel de l'opt-out, fondé sur l'intérêt légitime du professionnel. Quelles sont les exceptions qui permettent encore d'appeler un particulier après le 11 août 2026 ? Deux exceptions subsistent : un cabinet peut toujours appeler un assuré déjà client pour un motif lié à son contrat en cours (avenant, sinistre, renouvellement), et la vente de journaux et périodiques reste hors du champ de la loi. En dehors de ces deux cas, tout appel sortant vers un particulier non consentant est interdit. Quelles sanctions risque un cabinet qui ne respecte pas le nouveau régime de consentement ? Une amende administrative pouvant atteindre 375 000 € pour une personne morale et 75 000 € pour une personne physique, en application de l'article L. 242-16 du code de la consommation. Le contrat conclu à la suite d'un démarchage non conforme peut en outre être frappé de nullité. Par quoi remplacer le démarchage téléphonique pour continuer à générer des rendez-vous en assurance ? Trois leviers entrants prennent le relais : la réputation locale sur Google (fiche Google Business Profile et avis clients), la recommandation et le parrainage structurés, et les avis clients contrôlés comme preuve sociale au moment où le prospect vérifie un cabinet trouvé par un autre canal.
* Les tarifications proposées par les formulaires sont gérées par nos partenaires. Consultez tous les détails à la page 6 de nos CGU de la page avis assurance intitulée « Informations relatives aux services fournis par PEQS SASU et administrés par des entreprises tierces ».
(1) Les tarifs présentés sont indiqués à titre indicatif et représentent les prix minimums.